Bernard Derosier et Dominique Dupilet abordaient sereins ces élections cantonales. Les scrutins des premier et second tours n'ont pas entamé leur confiance. Ici ou là, quelques changements de couleurs sont à noter. Mais, à l'arrivée, les élections cantonales de mars 2008 signent l'affirmation des exécutifs socialistes en place. C'est particulièrement vrai dans le Pas-de-Calais où la marge de manoeuvre de D. Dupilet, déjà très intéressante, est élargie à six nouveaux sièges de conseillers. Le second tour a, le plus souvent, transformé en élection un premier tour de bon augure. L'assemblée départementale comptera ainsi, au final, 52 élus socialistes sur 77 conseillers généraux...
Le PS prend la Flandre
Dans le Nord, cette omniprésence demeure un tantinet moins forte. Le parti socialiste perd d'ailleurs quelques cantons à Avesnes-sur-Helpe sud, Seclin Nord ou, d'une certaine manière, Villeneuve d'Ascq sud (emporté par la divers gauche Monique Lempereur). Mais, à l'inverse, ce renouvellement partiel est notamment marqué par la rose conquête de plusieurs sièges dans les cantons de Flandre (Michel Gilloen à Bailleul sud-ouest, Françoise Polnecq à Hazebrouck sud, Jacques Parent à Merville) ainsi que, dans la métropole lilloise à Lomme avec Roger Vicot, ou encore la conquête du symbolique canton de Lille-Centre par Martine Filleul, qui succède ainsi à l'UPN Alex Türk. Face à cette vague, même Jean-Claude Dubus, conseiller UPN sortant de Lille-Nord, ne doit sa reconduction qu'à 33 voix de majorité. Ajouté à la disparition du MoDem, ce renforcement à gauche donne donc les mains encore plus libres à l'équipe de Bernard Derosier. Mais, avec une participation proche de 55 %, ce nouveau succès n'a visiblement pas gagné le coeur des électeurs lui permettant d'accorder au Département une notoriété capable de contre-carrer son actuelle remise en question...